Le nom de Yeshoua dans Deutéronome 3:12  יָרַ֖שְׁנוּ בָּעֵ֣תLe saut équidistant des lettres est encore à ce jour un monde malheureusement bien caché aux yeux des croyants.

Pourtant on retrouve dans ce saut équidistant des lettres (ce que certains appellent le « code de la Bible »), en comptant un saut minimum de 2‭ ‬lettres et avec un saut maximum de 500‭ des valeurs remarquables telles que :

‬129‭ ‬x le nom‭ ‬ »Israël »‭, ‬132‭ ‬x le nom de « Elohim »‭, ‬500‭ ‬x le nom de ישוע « Yeshoua » (voir dans Deutéronome 3:12  יָרַ֖שְׁנוּ בָּעֵ֣ת dans l’illustration avec un saut de 3 lettres)‭, ‬500‭ ‬x le mot « shalom »‭, ‬500‭ ‬x le mot « or »‭ (‬lumière‭), ‬500‭ ‬x le mot « torah »‭, ‬500‭ ‬x le nom « David »‭, ‬500‭ ‬x le Nom « YHVH‭ », ‬500‭ ‬x le mot « brit »‭ (‬alliance‭), ‬87‭ ‬x le mot‭ « ‬‘hadash‭ » (‬nouvelle‭), ‬215‭ ‬x le nom de « Mashia’h »‭, ‬405‭ ‬x le mot‭ « ‬‘haïm »‭ (‬la vie‭). Et tout ceci ce ne sont que des chiffres qui nous étonnent mais qui ne sont que des chiffres. Alors? Que faut-il en penser ? Le hasard ? Une opportunité ? ‬

Le tanakh est parsemé ainsi de révélations absolument étonnantes‭. ‬

Par exemple si on veut effectuer une recherche sur le nom de Yeshayaou‭‬ יְשַֽׁעְיָ֣הוּ (‬Esaïe‭) dans‭ ‬Deutéronome on va trouver au verset 29:3 et 4‭ ‬«les grandes épreuves que tes yeux ont vues‭, ‬ces miracles et ces grands prodiges‭. ‬4‭ ‬Mais‭, ‬jusqu’à ce jour‭, ‬l’Eternel ne vous a pas donné un coeur pour comprendre‭, ‬des yeux pour voir‭, ‬des oreilles pour entendre‭.‬»‭ ‬Ici Dieu annonce de manière cachée la venue du prophète Esaïe qui prophétisera sur la venue du Sauveur‭. Comment sait-on qu’il s’agit bien de ça ?  En allant vérifier sur place dans le livre d’Esaïe : ‬

Esaïe 32‭: ‬«1‭ ‬Alors le roi régnera selon la justice‭, ‬et les princes gouverneront avec droiture‭. ‬2‭ ‬Chacun sera comme un abri contre le vent‭, ‬et un refuge contre la tempête‭, ‬comme des courants d’eau dans un lieu desséché‭, ‬comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée‭. ‬3‭ ‬Les yeux de ceux qui voient ne seront plus bouchés‭, ‬et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives‭. ‬4‭ ‬Le cœur des hommes légers sera intelligent pour comprendre‭, ‬et la langue de ceux qui balbutient parlera vite et nettement‭.‬»‭.‬

Alors ? Le saut équidistant des lettres ?

Toujours pas convaincus ? 

La guématria et l’ELS ne sont pas la foi. Ce sont des outils de lecture, d’observation et de méditation. Leur valeur dépend donc de la place qu’on leur donne.

La foi biblique repose sur Dieu, sur sa parole révélée, sur Yeshoua, sur sa mort et sa résurrection. Elle ne dépend pas d’un calcul, d’un code caché ou d’une coïncidence numérique. On peut ne jamais pratiquer la guématria ni l’ELS et croire pleinement au Seigneur.

Là se trouve la distinction essentielle :

La foi sauve ; les signes peuvent confirmer, encourager ou émerveiller.

La guématria peut montrer des rapprochements entre des mots. L’ELS peut révéler des configurations étonnantes dans le texte. Mais ni l’une ni l’autre ne doit devenir une nouvelle base doctrinale. Elles peuvent servir de témoins secondaires, jamais de fondement principal. Les vrais témoins primaires c’est nous qui avons reçu la VIE du Seigneur et qui sommes appelés à la partager à notre prochain.

Dans cette perspective, lorsqu’une séquence comme ישוע שמי — “Yeshoua, mon nom” est trouvée dans Ésaïe 53, on peut la recevoir comme une convergence remarquable, surtout dans un passage déjà fortement associé au Serviteur souffrant. Mais la foi en Yeshoua ne repose pas sur cette séquence. Elle repose d’abord sur le sens explicite des Écritures, sur les prophéties, sur les témoignages apostoliques et sur l’œuvre du Messie.

Il est donc juste de dire :

Dieu n’ajoute pas une condition au salut ; il peut ajouter une confirmation à celui qui cherche.

Ces outils peuvent avoir plusieurs fonctions spirituelles.

Ils peuvent d’abord produire de l’émerveillement. Ils rappellent que le texte biblique possède une profondeur qui dépasse souvent la première lecture.

Ils peuvent ensuite fortifier une personne déjà croyante. Non pas en remplaçant la foi, mais en lui donnant un motif supplémentaire de gratitude et d’attention.

Ils peuvent aussi interpeller un indécis. Un phénomène textuel étonnant peut l’amener à examiner les Écritures plus sérieusement. Mais il ne faut pas lui présenter ce phénomène comme une preuve mathématique absolue.

Enfin, ils peuvent conduire à l’humilité. Car plus on explore les structures du texte, plus on doit reconnaître la différence entre ce qui est certain, ce qui est probable et ce qui relève de l’interprétation.

Il faut cependant garder trois garde-fous.

Le premier est de ne jamais faire d’un résultat caché une doctrine nouvelle. Une doctrine doit être confirmée par le sens clair et général des Écritures.

Le deuxième est de ne pas confondre découverte et interprétation. Une séquence peut être objectivement présente sans que sa signification soit automatiquement établie.

Le troisième est de ne pas mépriser ceux qui restent prudents. Une personne peut aimer Dieu, croire en Yeshoua et ne pas être convaincue par l’ELS. Cela ne diminue en rien son salut ni sa fidélité.

On pourrait donc résumer ainsi :

La guématria compte.
L’ELS cherche.
La foi reçoit.
Mais seul Yeshoua sauve.

Et encore :

Les nombres peuvent désigner une porte ; ils ne sont pas la porte.
Les séquences peuvent montrer un chemin ; elles ne sont pas le chemin.
Yeshoua seul est le chemin, la vérité et la vie.

La meilleure utilisation de ces outils est donc celle-ci : non pas forcer la foi, mais éclairer la lecture ; non pas remplacer la révélation, mais en contempler la profondeur ; non pas condamner le sceptique, mais bénir celui qui découvre.

On peut toutefois noter que lorsque Yeshoua expliquait la parabole du Semeur, il dit une chose troublante à ses disciples qui lui demandaient pourquoi il parlait en paraboles en Mathieu 13:11  « Jésus leur répondit : Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné. 12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. 13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. 14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Esaïe : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. 15 Car le coeur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur coeur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. 16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ! 17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » 

La gematria, le saut équidistant des lettres et toutes ces choses que l’on découvre lorsqu’on est amené à décoder les Ecritures, ça fait aussi partie de ces choses que Dieu ajoute non pour donner la Foi mais pour « confirmer » la Foi qui sauve.

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