34 Bemidbar (dans le désert) בְּמִדְבַּר‭

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Bemidbar‭, ‬dans la Parole‭ :  ‬la bouche de Dieu

Bemidbar‭, ‬«dans le désert»‭ ‬souvent appelée  ‬Bamidbar‭ ‬est‭  ‬le cinquième mot‭, ‬et premier distinctif de la parasha‭, ‬la 34e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la première du Livre des Nombres‭.


BE + MI + DABAR : « dans le désert », « dans ce qui provient de la Parole » 

‬Du dire même de certains rabbins‭, ‬le terme utilisé‭ ‬«Nombres»‭ ‬est plus proche du contexte biblique que‭ ‬«bemidbar»‭. ‬C’est vrai que l’histoire entière se déroule dans le désert mais le thème principal est plutôt le dénombrement‭. ‬La préparation‭,  ‬l’installation et la vie des 12‭ ‬tribus en Israël est le thème majeur de toute la Bible‭. ‬C’est donc le point crucial de définir qui‭, ‬où‭, ‬combien d’israélites vont entrer en Erets Israël et engendrer des générations à venir d’où sortira le Messie promis‭. ‬Le désert est donc un passage obligé mais n’est pas la destination finale‭. ‬Comme le désert est tout même un lieu pendant lequel on doit passer une partie de son temps‭, ‬Dieu‭ ‬va pourvoir le peuple en‭ ‬«nourriture»‭. ‬C’est ainsi que le nom utilisé pour notre parasha et aussi pour cette section‭ ‬«bemidbar»‭ ‬finalement a son importance et va nous montrer des trésors bibliques contenus dans le texte hébraïque‭.‬


La parasha Bemidbar, « dans le désert », ouvre le livre des Nombres. Dieu parle à Moïse dans le désert du Sinaï, dans la tente d’assignation. Il ordonne le dénombrement des enfants d’Israël selon les familles et les maisons des pères. Le recensement concerne les hommes âgés de vingt ans et plus, capables de porter les armes. Ce dénombrement prépare Israël à devenir un peuple organisé, prêt à marcher vers la terre promise. Le désert n’est pas présenté seulement comme un lieu vide, mais comme un lieu de formation spirituelle. Le mot hébreu midbar vient de « dabar », la parole. Le désert devient ainsi le lieu où Dieu parle, enseigne, corrige et nourrit son peuple. L’auteur insiste sur le fait que le désert biblique n’est pas toujours un désert stérile, mais parfois un lieu de pâturage. Le peuple y apprend à dépendre de Dieu pour la manne, l’eau du rocher et la direction divine. Le désert représente aussi une période de passage entre l’esclavage d’Égypte et l’héritage promis. Il symbolise le chemin entre l’enfance spirituelle et la maturité. Le livre des Nombres montre l’organisation du camp autour du sanctuaire. Les tribus sont placées selon un ordre précis autour du Mishqan. Les Lévites reçoivent une mission particulière et ne sont pas comptés avec les autres tribus. Ils remplacent symboliquement les premiers-nés épargnés lors de la sortie d’Égypte. Trois familles lévitiques sont distinguées : Guershon, Kehat et Merari. Chacune reçoit une responsabilité précise dans le transport et le service du sanctuaire. La parasha souligne que le peuple de Dieu doit être structuré, sanctifié et prêt au service. Le désert révèle aussi les dangers de la plainte, de la médisance et de la rébellion. Si la bouche peut devenir un désert spirituel c’est parce qu’elle n’est pas sanctifiée par la Parole. Et puis les murmures du peuple ralentissent sa progression vers la promesse. Le parcours dans le désert devient donc une école de foi, de patience et d’obéissance. Dans une perspective messianique, la Parole qui nourrit dans le désert annonce Yeshoua, le Pain de Vie. Bemidbar enseigne finalement que Dieu forme son peuple dans le désert avant de l’introduire dans son héritage.

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