Lorsque l’Éternel demanda à Moïse de faire prélever pour Lui par le peuple, par un système d’offrandes, les différents matériaux nécessaires à la construction du «Mishkan», Il avait dans l’idée de venir habiter au milieu son peuple, tout comme Yeshoua nous a déclaré être au milieu de nous ses disciples.
L’organisation d’un tel projet exigeait de la part du peuple une parfaite soumission car, comme nous l’avons déjà vu, ces moindres détails ont tous leur importance. Ils allaient devenir pour l’église, un modèle à suivre spirituellement.
Imaginons un seul instant que le peuple était languissant et peu enclins à faire exactement ce qu’on exigeait de sa part. Imaginons ce qui se serait passé si Koré, Dathan et Abiram n’étaient pas morts, imaginons que tout ce que Moïse a vu sur le modèle dans la montagne était constamment remis en question par les chefs du peuple, imaginons que le peuple remettait dans l’offrande, du fer au lieu de l’airain ou encore du bois quelconque trouvé sur le chemin, du bois de Louz, (de l’Amandier, l’arbre qui donne le premier fruit) au lieu du bois d’acacia exigé (shittim de la racine shotet «percé, fouet, etc.), les plans prophétiques de Dieu s’écrouleraient comme un château de cartes.
Si la Bible, du premier verset jusqu’au dernier, est parsemée de références analogiques précises, c’est qu’elles ont une importance capitale. Aucune remise en question n’était tolérée. D’ailleurs l’Éternel avait montré au peuple sa Puissance par des tonnerres, du feu ou des tremblements de terre à la Montagne. Il y avait un but à ça : c’était pour obtenir l’obéissance absolue de tout le monde pour la mise en place du tabernacle et l’application des règles propres aux sacrifices.
Chaque élément nécessaire à la construction tel qu’il est prévu dans la Bible devait être impérativement respecté pour que la Parole de Dieu puisse aboutir à son accomplissement.
Si Dieu a fait toutes ces choses c’est qu’il y avait un objectif très sérieux.
Lorsque Dieu a créé le monde, il n’avait pas besoin d’exiger de la part de son peuple, d’une parfaite soumission. D’ailleurs il n’y avait pas encore de peuple à ce moment-là. Pour le tabernacle, il en est tout autrement : Dieu veut faire participer son peuple pour l’instauration de «l’ombre des choses à venir».
En tant que bénéficiaires (le peuple de Dieu aujourd’hui), nous oublions parfois que si toutes ces choses sont arrivées jusqu’à nous, c’est bien parce qu’il y a eu un peuple qui a été obligé de se soumettre aux exigences divines au départ.
Si par exemple un prophète veut décrire au peuple comment il faut vivre dans la Vérité, il va se mettre autour des reins une ceinture pour marquer l’imagination de tous sur cette question de la vérité ou encore de la justice ou de la fidélité de Dieu:
Esaïe 11:5 «La justice sera la ceinture de ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins.»
Toujours sur le Sinaï, Dieu prescrit à Moïse, avec la même minutie que dans la parasha précédente, d’ordonner aux enfants d’Israël de préparer de l’huile d’olive pure afin que la menorah soit perpétuellement allumée. Il lui détaille ensuite la confection des habits sacerdotaux du Kohen HaGadol, Aharon, et ceux de ses fils les kohanim. Ces habits vont révéler un grand mystère : une révélation absolue mais qui reste cachée, celle de la mise au monde d’un peuple depuis la conception jusqu’à sa sortie. Le peuple hébreu qui va en sortir «tant bien que mal» sera le modèle, la «racine» de la foi sur laquelle l’église s’édifiera.
Ensuite Dieu prescrira aussi la liturgie pour l’initiation des kohanim, l’inauguration du sanctuaire et l’offrande perpétuelle de deux moutons quotidiens. Il lui décrit enfin l’autel d’or, sur lequel sera offert l’encens.
En ce qui concerne l’église aujourd’hui, la haftarah messianique Tetsaveh nous parle du texte de Philippiens 4. La dîme est comme une « bonne odeur », que les églises des Philippes (le peuple de Dieu dont il est question dans l’épitre aux Philippiens) préparait dans la semaine pour la donner à l’apôtre Paul qui les remercie pour leur soutien matériel et leur affection pendant son emprisonnement. Il s’agissait tout simplement de savoir, quel fruit abonde pour leur compte.
Ce que nous préparons dans la semaine pour donner comme offrande à l’assemblée le jour du shabbat, c’est un « fruit » qui abonde, comme une ardoise qu’on complète au fur et à mesure. Et visiblement, mis à part les Philippiens, les églises de l’époque avait le même problème qu’aujourd’hui.
« 15 Vous le savez vous-mêmes, Philippiens, au commencement de la prédication de l’Evangile, lorsque je partis de la Macédoine, aucune Eglise n’entra en compte avec moi pour ce qu’elle donnait et recevait; vous fûtes les seuls à le faire, 16 car vous m’envoyâtes déjà à Thessalonique, et à deux reprises, de quoi pourvoir à mes besoins. 17 Ce n’est pas que je recherche les dons; mais je recherche le fruit qui abonde pour votre compte. 18 J’ai tout reçu, et je suis dans l’abondance; j’ai été comblé de biens, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable. 19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. 20 A notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » (Philippiens 4)