Nasso est la plus longue parasha de la Torah avec 176 versets, ce qui fait écho au Psaume 119, qui possède lui aussi 176 versets.
Son nom vient du verbe hébreu **נָשׂא / nassa**, qui signifie à la fois compter, relever, porter, élever et pardonner.
La parasha ne parle donc pas seulement d’un recensement administratif, mais d’un Dieu qui relève ceux qu’Il appelle au service.
Le peuple d’Israël se prépare à marcher vers la Terre Promise, et les Lévites sont comptés pour recevoir leur fonction dans le Tabernacle.
Les Qéhatites portent les objets les plus saints, les Guershonites portent les tapis, les couvertures et les rideaux, tandis que les Mérarites portent les planches, les colonnes, les bases et les cordages.
Chaque famille lévitique reçoit ainsi une fonction précise, ce qui montre que chaque serviteur a une place particulière dans l’œuvre de Dieu.
Le service lévitique est aussi présenté comme un **service des services**, car les Lévites soutiennent le service des sacrificateurs.
Leur travail comprend le port, la garde, l’ordre, mais aussi la louange, qui n’est pas un but en soi, mais un moyen d’ouvrir les cœurs à Dieu.
La parasha parle ensuite de la purification du camp, car Dieu habite au milieu de Son peuple et Sa présence exige la sainteté.
Les fautes commises contre le prochain doivent être confessées et réparées, montrant que la relation avec Dieu ne peut pas être séparée de la justice envers les autres.
La loi de la **sotah**, la femme soupçonnée d’infidélité, évoque aussi le danger de l’infidélité spirituelle.
Israël, comme l’assemblée croyante, est appelé à rester fidèle à Dieu et à ne pas se détourner de Lui.
La loi du **nazir** montre ensuite une consécration volontaire et temporaire, où une personne se met à part pour servir Dieu d’une manière particulière.
Au centre de la parasha se trouve la bénédiction aaronique, par laquelle le Nom de l’Éternel est placé sur les enfants d’Israël.
Les Cohanim prononcent cette bénédiction, mais Dieu seul en est la source véritable.
Cette médiation annonce prophétiquement l’œuvre de Yeshoua, le seul Médiateur parfait entre Dieu et les hommes.
Les douze princes d’Israël apportent ensuite chacun leur offrande devant Dieu, montrant que chaque tribu compte et que chaque offrande est reconnue.
La parasha se termine par Moïse qui entend la voix de Dieu depuis le propitiatoire, entre les deux chérubins.
Ainsi, Nasso enseigne que Dieu compte Son peuple, le relève, le purifie, le consacre, le bénit et lui parle.