Dans la parasha «shemini», nous nous trouvons toujours ici dans le Mishkan, lieu où se prépare la rencontre avec Dieu. Tout ce qui va s’y passer, l’inauguration, les vêtements, les offrandes sacrificielles, toutes ces choses, on s’en souvient, vont servir à protéger l’être humain de la mort lors de sa rencontre avec Dieu. Aujourd’hui, Yeshoua HaMashiah est non seulement notre Médiateur devant Dieu, mais il est aussi notre Avocat, il est la victime expiatoire. Même si la Nouvelle Alliance dans le sang de Yeshoua a amené une profonde transformation dans les lois ordonnées dans le Mishkan, on n’oublie pas que le sang est et sera toujours indispensable pour le pardon des péchés, que ce soit avant, pendant ou après la mise en place du tabernacle, et que ce soit aussi avant, pendant ou après la venue du Rédempteur Lui-même. Après la résurrection, la première chose que Yeshoua a faite c’est d’aller présenter au Père, le sang du pardon des péchés, le sang de l’expiation, le sang qui est la «preuve», la marque, la signature. (Lévitique 9:9, Hébreux 9:12, 22, Jean 20:17 «Jésus lui dit (Marie Magdala) ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères et dit leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»
Au ciel, Yeshoua possède encore dans son corps glorifié, les marques de la crucifixion. Il est d’ailleurs appelé dans le livre de l’Apocalypse «l’agneau immolé». Yeshoua est monté vers son Père pour lui présenter son sang. Son sang a pu rentrer dans le Royaume céleste, contrairement à notre sang et notre chair qui ne peuvent pas hériter de l’éternité, ce sera peut-être un autre sang puisque notre corps ressuscité sera «glorifié». On ne se souviendra plus de nos péchés mais on se souviendra toujours pourquoi et grâce à qui nous aurons la grâce d’être dans sa Présence.
Ce qui nous fait comprendre ces choses, c’est la nouvelle naissance dont la caractéristique est de modifier profondément dans le cœur de l’homme régénéré, la conscience du salut et du pardon. Ce que nous voyons dans toutes des parashot c’est précisément l’ombre des choses à venir, d’abord celles que nous vivons aujourd’hui nous-mêmes suite à cette nouvelle naissance, mais aussi plus tard, ces choses à venir, qui doivent encore arriver.