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« Le salut vient des Juifs » « Hayéshouah min hayéoudim hye » - Jean 4 : 22 


Une « Conférence Internationale pour combattre l’antisémitisme » a été réunie du 30 juillet au 5 août 1947 à Seelisberg (Suisse)  par l’ « International Council of Christians and Jews ». Elle a approuvé une série de thèses concernant l’enseignement religieux chrétien. Ensemble, ils ont défini ce que l’on appelle jusqu’à ce jour : Les dix points de Seelisberg.

L’animateur de la conférence était le Juif Jules Isaac, le célèbre historien français. Venant d’une famille assimilée, c’était seulement pendant la Seconde Guerre Mondiale qu’Isaac se rendait compte de ce que signifiait « être juif ». Après l’invasion de la France, sa femme, sa fille et son  beau-fils ont été arrêtés par la Gestapo, pour ne plus revenir. Lui-même a réussir à fuir.

Avant cet événement tragique Isaac avait commencé à étudier l’histoire de l’antisémitisme pour mieux le combattre. Ses études sérieuses et honnêtes lui ont fait voir que l’idéologie raciste du nazisme a ses racines propres qu’il n’y a pas lieu de rechercher dans la tradition chrétienne. Par contre, Isaac a trouvé qu’il y a dans l’hostilité chrétienne à l’égard des Juifs, un élément original dont on ne trouve pas de racines dans l’antisémitisme païen. A l’âge de soixante-cinq ans, Jules Isaac a lu pour la première fois le Nouveau Testament (Nouvelle Alliance), et il s’est rendu compte que Jésus n’était pas antisémite ! Or, il faut, selon Isaac, reconnaître que certaines présentations de l’Evangile, fausses et tout à fait contraire à la Parole de Dieu, avaient contribué au développement de l’antisémitisme ; et c’était ces conceptions inexactes que Jules Isaac voulait combattre.

La tradition chrétienne en ce qui concerne le peuple juif, porte la marque de ce que Jules Isaac appelle un enseignement du mépris qui peut aller jusqu’à faire de la haine des Juifs un devoir de conscience. Il faut donc reconnaître la part de responsabilité qui pèse sur l’Eglise dans la préparation lointaine du climat anti-juif sans lequel le génocide de six millions de Juifs n’aurait pas pu se produire. Ce qui a été semé tout au long de l’histoire de l’Eglise devait fatalement porter du fruit. Il y avait dans le peuple chrétien trop peu d’amour pour les Juifs  pour éviter l’Holocauste.

Comme un premier résultat du travail de Jules Isaac, il avait préparé une série de thèses qui ont servi de point de départ pour la conférence à Seelisberg. Elaboré conjointement par les membres chrétiens et juifs de la Commission, le texte a été soumis à l’assemblée par les premiers. Il a reçu l’approbation des autorités religieuses chrétiennes.

En tenant compte de l’antisémitisme et de l’antisionisme toujours vivants, nous pensons qu’il est utile et nécessaire de se rappeler des « Dix points de Seelisberg » tels qu’ils ont été présentés et publiés en 1947 :

Appel adressé aux Eglises

Nous venons d’assister à une explosion d’antisémitisme ( le texte est proche des années 1947 et nous avons eu un aperçu en septembre 2000) qui a conduit à la persécution et à l’extermination de millions de Juifs vivant au milieu des chrétiens.

Nous nous adressons donc aux Eglises pour attirer leur attention sur cette situation alarmante. Nous avons le ferme espoir qu’elles auront à cœur d’indiquer à leurs fidèles, comment exclure toute animosité à l’égard des Juifs, que pourraient faire naître des présentations et des conceptions fausses, inexactes ou équivoques dans l’enseignement et la prédication de la doctrine chrétienne, et comment tout au contraire promouvoir l’amour fraternel à l’égard du peuple de l’Ancienne Alliance, si durement éprouvé. Rien, semble-t-il, ne saurait être plus propre à conduire à cet heureux résultat que d’insister davantage sur les points suivants :

1. Rappeler que c’est le même Dieu vivant qui nous parle  à tous, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament.

2. Rappeler que Jésus (Yéshoua) est né d’une mère juive, de la race de David et du peuple d’Israël, et que son amour éternel et  son pardon embrassent son propre peuple et le monde entier.

3. Rappeler que les premiers disciples, les apôtres et les premiers martyrs étaient juifs.

4. Rappeler que le précepte fondamental du christianisme, celui de l’amour de Dieu et du prochain, promulgué déjà dans l’Ancien Testament et confirmé par Jésus, oblige chrétiens et juifs dans toutes les relations humaines, sans aucune exception.

5. Eviter de rabaisser le judaïsme biblique et post-biblique dans le but d’exalter le christianisme.

6. Eviter d’user le mot « juif » au sens exclusif de « ennemis de Jésus » ou de la locution « ennemis de Jésus » pour désigner le peuple tout entier.

7. Eviter de présenter la Passion de telle manière que l’odieux de la mise à mort de Jésus retombe sur tous les Juifs ou sur les Juifs seuls. En effet, ce ne sont pas tous les Juifs qui ont réclamé la mort de Jésus. Ce ne sont pas les Juifs seuls qui en sont responsables, car la Croix, qui nous sauve tous, révèle que c’est à cause de nos péchés à tous que le Christ est mort. Rappeler à tous les parents et éducateurs chrétiens la grave responsabilité qu’ils encourent du fait de présenter l’Evangile et surtout le récit de la Passion d’une manière simpliste. En effet, ils risquent par là, d’inspirer, qu’ils le veuillent ou non, de l’aversion dans la conscience ou le subconscient de leurs enfants ou auditeurs. Psychologiquement parlant, chez des âmes simples, mues par un amour ardent et une vive compassion pour le Sauveur crucifié, l’horreur qu’ils éprouvent tout naturellement envers les persécuteurs de Jésus tournera facilement en haine généralisée des Juifs de tous les temps, y compris ceux d’aujourd’hui.

8. Eviter de rapporter les malédictions scripturaires et le cri d’une foule excitée:
« Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants », sans rappeler que ce cri ne saurait prévaloir contre la prière infiniment plus puissante de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ». (1)

9. Eviter d’accréditer l’opinion impie que le peuple juif est réprouvé, maudit, réservé pour une destinée de souffrances.

10. Eviter de parler des Juifs comme s’ils n’avaient pas été les premiers à être de l’Eglise. 

Nous plaçons notre effort commun sous le signe de la parole de l’apôtre Paul (Romains 11 : 28 – 29) : « Ils sont bien aimés à cause de leurs pères, car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance ». 

(1) Précision : le sang de Jésus ne peut être qu'en bénédiction pour les hommes puique Jésus a versé son sang pour le salut du monde. Jamais, son sang n'aurait pu "retomber" en malédiction sur qui que ce soit.

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