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Méthodes d'analyse biblique

  • Catégorie parente: Outils
  • Catégorie : Outils1
  • Mis à jour : dimanche 3 octobre 2021 17:00
  • Publication : mercredi 2 juin 2021 16:26
  • Écrit par Jacques Sobieski
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  • 02 Jui
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Méthodes d'analyse

 

Afin que personne ne se sente pris au dépourvu, vous trouverez ci-après les différents outils et méthodes utilisées pour approcher le texte hébraïque. Afin d'équilibrer les relations judéo-chrétiennes, les outils sont principalement juifs mais aussi chrétiens. Les méthodes et outils ne dépendent pas d'un esprit tendancieux. Ils ne font que reprendre les bases de l'hébreu.

 

Les "Strongs"

 

La Bible hébraïque est composée d’un peu moins de 305 000 mots. Ces termes hébreux tirent leur origine du Codex. Pour que le lecteur non juif puisse lire la Bible, chaque mot de la bible a été repris dans un catalogue «Strong», noté avec une classification de 4 chiffres. L’auteur donne pour chaque mot sa ou ses différentes racines trilitères de l’hébreu, c’est-à-dire des racines primaires, secondaires, tertiaires. Mais il faut bien réaliser que «Strong» n’est rien de moins qu’un «outil de traduction» qui a ses faiblesses et qui laisse souvent le chrétien apprenti de l’hébreu sur sa faim et le juif de naissance sur ses gardes.

Le sens profond et caché d’un mot est souvent vu au premier regard mais pas toujours. Pour mieux rentrer en profondeur dans le sens d’un mot, il faut parfois s’intéresser à la graphie des consonnes qui le constitue et à son origine proto-sinaïtique, puis descendre de plusieurs niveaux dans les racines. En effet, on sait que les lettres de l’alphabet ont un sens. Chaque lettre a un seul sens puisque le graphisme montre une chose unique dans la nature : le vav c’est un crochet, un clou, le aleph c’est une tête de bœuf avec des cornes et représente la puissance, etc. Mais on va trouver plusieurs dérivés comme par exemple pour cette lettre aleph, « force », « puissance », « chef », etc. C’est l’idée sous-jacente qui est importante et pas uniquement le mot traduit sinon on va arriver à de l’interprétation parfois même farfelue. Certains analysent les valeurs numériques des mots et aussi le nombre de leurs occurrences bibliques. Mais rien ne surpasse la vraie recherche : la première apparition d’un mot qui révèle à lui seul aussi d’autres secrets et surtout avant toutes choses, la comparaison des textes eux-même.

On peut prendre comme exemple la lettre « réceptacle », kaph כַּף qui représente la main (prête à recevoir la bénédiction), une coupe, une tasse, une poignée mais «Strong» nous donne comme autres mots dérivés, patte creux, branche, fronde, travail, commettre, exposer, la plante du pied, l’emboîture. Une rapide inspection textuelle va immédiatement révéler le nœud du «problème» de cette «plante du pied» avec le passage de Genèse 8 : 9 « Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante (kaph) de son pied, לְכַף־רַגְלָהּ «lekaph regalah».

La colombe ne possède pas des pieds en forme de main, par contre la courbure pour le serrage de sa patte sur une branche révèle comment cette lettre kaph symbolise la main de l’homme qui va serrer de toutes ses forces le don reçu de Dieu sans le lâcher.

Selon le lexique biblique, l’outil de recherche du lexique hébreu suivant permet la recherche d’un strong hébreu, c’est-à-dire un numéro universel utilisé par tous les lexiques bibliques, d’un mot hébreu ou d’un mot français du Tanakh (de l’ancien testament). Les textes originaux permettent de retrouver le vrai sens des mots employés. En effet, dans la Bible hébraïque par exemple, les scribes n’altéraient aucun texte, même lorsqu’ils supposaient qu’il avait été incorrectement copié. Ils notaient plutôt dans la marge le texte qu’ils pensaient qu’il aurait fallu écrire.

Les textes originaux permettent de dire que le nouveau testament fut écrit en araméen puis traduit en grec. La principale raison de cette traduction fut l’importante place de la langue grecque comme langue universelle de l’époque, un peu comme l’anglais de nos jours. Pourquoi le lexique hébreu se sert des strongs hébreux? Les livres de l’Ancien Testament ont été écrits en Hébreu et araméen puis traduit de l’Hébreu au français. La traduction des textes bibliques manque souvent de fidélité et de «relief» par rapport aux textes originaux, ce qui parfois nous donne quelques difficultés pour bien interpréter la Parole de Dieu. Aussi, ceux qui ont l’habitude d’étudier la Bible en profondeur savent qu’il est important de pouvoir avoir accès aux textes bibliques originaux pour mieux comprendre et interpréter un passage biblique.

Cependant, apprendre l’hébreu représente un lourd investissement, qui de plus n’est pas donné à tout le monde, il faut le souligner. C’est pour cela qu’un théologien du 19ème siècle nommé James Strong, nous a facilités la tâche, en remarquant tout simplement que les mots de l’AT et du NT sont immuables et qu’il suffisait de les classer par ordre alphabétique dans chaque langue originale et d’y associer à côté un numéro dans l’ordre croissant : Ceci a donné tout simplement les mots codés Strongs Hébreux pour l’Ancien et Strongs Grecs pour le Nouveau Testament. Lui et une centaine de ses collaborateurs après un travail fastidieux, ont sorti un ouvrage de référence à la fin du 19ième siècle (The Strong’s Exhaustive Concordance of the Bible) avec un numéro Strong à côté de chaque mot qui correspond à mot que l’on trouve dans le texte original. Ceci évite quand on a un tel ouvrage de devoir connaître l’hébreu ou le grec.

 

La «Parasha» פָּרָשָׁה et la «Haftarah» הַפְטָרָה

 

La Parasha de la semaine (hébreu : פרשת השבוע Parashat Hashavoua) est la portion hebdomadaire de la Torah lue publiquement par les Juifs lors de chaque Shabbat, de façon à lire les 5 livres du Pentateuque (la Torah) entre la période de Sim’hat Torah (Shemini Haatseret) d’une année à l’autre. Le découpage en «parashiyot» n’apparaît pas dans le texte original du Sefer Torah. La Torah elle-même ne prescrit de lecture publique que celle du Haqhel (Deutéronome 31:12).

À chaque Parasha correspond une «haftarah», c’est-à-dire un passage des Prophètes partageant une thématique commune à la section lue. La haftarah est l’étude des textes des prophètes qui sont liés à la parasha de la semaine.

La haftarah (en hébreu : הפטרה - haftara ou haftarot au pluriel) est un texte issu des livres de Neviim (les Prophètes), lu publiquement à la synagogue après la lecture de la parasha, lors du shabbat ou des jours de fêtes juives. Le texte institué pour chaque occasion a un thème en rapport avec la parasha correspondante. Des bénédictions sont lues avant et après la lecture chantée de la Haftarah par un membre du minian.

Historiquement on lisait la haftarah au moins dès environ l’an 70, quoique peut-être pas obligatoirement, ni dans toutes les communautés, ni à chaque shabbat.

Le Nouveau Testament de son côté dit que la lecture des Prophètes était une partie commune du service de shabbat, semble-t-il avant l’an 70, du moins dans les synagogues de Jérusalem et pas nécessairement selon un calendrier fixe. On en parle dans Luc 4:16-17.

Selon Actes 13:15 et 13:27 «après la lecture de la loi et des prophètes», Paul a été invité à prononcer une exhortation. Luc 4:17 déclare que pendant le service du shabbat à Nazareth, le livre d’Esaïe a été remis à Yeshoua, «et quand il eut ouvert le livre, il trouva le lieu où il était écrit», le passage étant Isaïe 61:1-2.

 

La source la plus ancienne pour la preuve de lectures de haftarah est le Nouveau Testament lui-même, mais il a été suggéré que les autorités juives suivant la période du Nouveau Testament ont très délibérément évité d’utiliser comme haftarah toute sélection des Prophètes qui avaient été mentionnés dans le Nouveau Testament.

En principe, le mot haftarah serait devenu un mot à part entière. Si on veut dire LA haftarah on devrait ajouter l’article «Ha» et on dirait alors «hahaftarah». Par contre si on décompose le mot de manière hébraïque selon les racines bibliques, «haftarah» serait plutôt une contraction de HA+PATARAH vient très probablement de la racine patar qui est en fait une forme de complément à la parasha qui «rend libre», qui «sépare», probablement dans l’idée de sortir du carcan des lois mosaïques. L’idée ici serait de montrer que pour se détacher littéralement des lois toraïques il faut «naître de nouveau». En effet la haftarah signifierait «le premier né» ou encore «première ouverture».

6363 peter פֶּטֶר ou pitrah פִּטְרָה est un nom masc.  premier-né, en premier lieu, ce qui sépare ou première ouverture (12 occurrences). Ce mot vient de la racine primaire 6362 patar.

6362 patar פָּטַר une racine primaire verbale : se détourner, épanoui, exempt, ouvrir ; (7 occurrences).

1. séparer, rendre libre, enlever, ouvrir, échapper, être épanoui.

a. (Qal). 1. s’enlever, s’échapper. 2. libérer, mettre dehors.

 

Et la parasha ?

Ce mot désigne une analyse détaillée des faits. 6575 parashah פָּרָשָׁה vient de 6567 ; un nom féminin : somme, détails : état exact, déclaration, indication, exposition exacte. (2 occurrences)

Ester 4 : 7 «Et Mardochée lui raconta tout ce qui lui était arrivé, et lui indiqua la somme (Parashah) d’argent qu’Haman avait promis de livrer au trésor du roi en retour du massacre des Juifs.»

Ester 10 : 2 «Tous les faits concernant sa puissance et ses exploits, et les détails (Parashah) sur la grandeur à laquelle le roi éleva Mardochée, ne sont-ils pas écrits dans le livre des Chroniques des rois des Mèdes et des Perses ?»

Parashah vient d’un verbe «parash» 6567 parash פָּרַשׁ une racine primaire : verbe : déclarer, distinctement, piquer, éparses ;

1. rendre distinct, déclarer, distinguer, séparer.

a. (Qal) déclarer, éclaircir, clarifier.

b. (Pual) ce qui est distinctement déclaré.

2. (Hifil) percer, piquer, blesser.

3. (Nifal) éparpiller. 5 occurrences

Lévitique 24 : 12 «On le mit en prison, jusqu’à ce que Moïse eût déclaré (Parash) ce que l’Éternel ordonnerait.»

Nombres 15 : 34 «On le mit en prison, car ce qu’on devait lui faire n’avait pas été déclaré (Parash).»

Néhémie 8 : 8 «Ils lisaient distinctement (Parash) dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.»

Proverbes 23 : 32 «Il finit par mordre comme un serpent, et par piquer (Parash) comme un basilic.»

Ezechiel 34 : 12 «Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses (Parash), ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité.»

 

L’hébreu est une langue très «terre à terre», pratique, concrète, imagée que pour mieux comprendre comment une nourriture a bien été assimilée, qu’il s’agisse d’une nourriture matérielle ou spirituelle, on va devoir en analyser «les fruits», «l’issue», c’est-à-dire «ce qui est réellement sorti» de l’assimilation de cette Parole de Dieu, quels sont nos fruits, les fruits de la repentance, et un mot qui sort de cette racine «parash», ce sont les excréments, le rebut.

6569 peresh פֶּרֶשׁ vient de 6567 un nom masculin: excréments (7 occurrences), matières fécales, fiente, fumier, issue, rebut.

 

 

Exégèse - herméneutique - Pshat - Drash - Remez - Sod

 

 

L’étude de la Bible s’avère parfois difficile, tant le nombre d’éléments rentrent en ligne de compte. La Parole de Dieu hébraïque a été confiée au peuple juif à l’attention aussi des nations. Sans la compréhension donnée par l’Esprit Saint, cette Parole ne peut être comprise. Le judaïsme nous montre 4 différents types d’approche des textes bibliques : le «pshat» (la découverte du texte en surface), le «drash» (l’interprétation des textes), le «remez» (les recherches allusives) et le sod (secret). Nous étudions ici les textes au moyen des 3 premiers types uniquement.

L’herméneutique théologique (exégèse) ou le Drash (juif) viennent alors à notre rescousse sans lesquels certains de ces passages restent incompréhensibles. Mais qu’est-ce que le «drash» juif ? Si l’Éternel a donné sa Parole premièrement à son peuple avant de la donner aux nations, c’est pour qu’on la consulte avec les lunettes juives. Sans ces lunettes, certains passages resteront obscurs.

 

Deutéronome 13 : 14 «tu feras des recherches (Darash), tu examineras, tu interrogeras avec soin. La chose est-elle vraie, le fait est-il établi, cette abomination a-t-elle été commise au milieu de toi»

Deutéronome 17 : 9 «Tu iras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge; tu les consulteras (Darash), et ils te feront connaître la sentence.»

 

Le «drash» vient de la racine primaire 1875 darash דָּרַשׁ- dar’yosh דַּרְיׄושׁ chercher, consulter, s’informer, redemander, réclamer, s’occuper, avoir souci de, avoir recours, prendre à cœur, sonder, veiller, … ; (164 occurrences).

Dans l’hébreu contemporain on utilisera comme forme infinitive לִדְרוֹשׁ lidrosh, au présent דּוֹרֵשׁ doresh, et au passé דָּרַשׁ darash, au futur אֶדְרוֹשׁ edrosh. Par cette méthode on a «recours à», on «cherche»- «on s’enquière» dans les limites fixées par l’Esprit Saint et que Dieu veut bien nous accorder.

Lorsque le Tanakh parle d'un semeur qui sème dans un champ, l'imagerie biblique nous révèle que la "semence" c 'est la Parole de Dieu et que le "champ", c'est le coeur de l'homme. 

Lorsque le Tanakh parle de la femme en général, le message symbolique annonce un peuple "réceptacle" d'où sortira le Mashiah. Du début jusqu'à la fin, la Bible nous parle de mariages, annonçant ainsi un mariage céleste entre Mashiah (Hatan) et son épouse (sa Kala).

L'entièreté de la Torah doit donc être lue de manière "céleste", "spirituelle", par priorité sur la lecture dite "de surface" ou "pshat".

Colossiens 3:1 «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.»

 

Bibliographie

 

Les différentes sources utilisées pour chacune des analyses sont : 

Pour la Bible : 

- Bible hébraïque («Tanakh») : Bible Logos 6 FaithLite : www.logos.com - La version de la Bible utilisée dans ces études est la «Lexham Bible» informatique The Lexham Hebrew Bible (2012) Bellingham, WA: Lexham Press. basée sur l’édition du Codex Leningradensis

- La Bible internet, traduction du rabbinat : www.mechon-mamre.org

- La Bible internet, traduction du rabbinat : www.sefarim.fr  

- La Bible protestante : plusieurs versions entre autres, LSG Concordance biblique, Chouraki, Darby, Ostervald

 

Les sites internet : 

www.enseignemoi.com, www.lueur.org

Bible interlinéaire (en anglais) : http://biblehub.com/interlinear

Le cours d'hébreu bibliqueCommentaires hébreux, cours et documentation, éléments grammaticaux et conjugaison :

- Grammaire élémentaire de l’hébreu biblique (Arian Verheij chez Labor et Fides)

- Cours d’hébreu biblique (Eliette Randrianaivo chez Langham Global Librairy)

- Cours d’hébreu biblique (Dany Pegon aux Editions Excelsis)

- La Voix de la Tora

- Parashot, analyses hébraïques, cours Tamar Schwartz (Akadem) 

- L’hébreu au présent - Manuel d’hébreu contemporain (Jacqueline Carnaud , Rachel Shalita, Dana Taube - Volume 1 Nouvelle édition chez Ophrys

- Le Tabernacle et l’Arche de l’Alliance (Abraham Park Edit. CLC)

- Fascicules du cours d’hébreu Beth Yeshoua Anya Ghennassia Nopari adapté par J. Sobieski pour les cours en ligne

 

Dictionnaires  :

- Dic thonnaire des racines "Shorashon"

- Dictionnaire des racines Strong

- Dictionnaire des racines hébraïques (Abbaye N-D de St-Remy - Rochefort)

 

Collaborateurs

 

De nombreuses études ou commentaires nous sont apportées par les exégètes et enseignants suivants : 

Michaël Langlois (cours Strasbourg), Daniel Steen (Site 'Disciples de Yeshua"), Jacques Colant (Site Excellence), Tamar Schwartz (Akadem)

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