Il n’y a plus ni juif ni grec
« 28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3:28)
Est-ce que ça signifie que si vous êtes juif, vous devenez ennemi de Dieu ? C’est, en tout cas un texte qui est source d’inspiration des antisémites et aussi source de séparation et de conflit utilisé par les chrétiens charnels pour séparer les enfants de Dieu entre eux au lieu de les unir.
Alors que le Seigneur est venu pour unir et non pour séparer, pour abattre le mur d’inimitié, certains ont encore cet esprit de division, de séparation. Ne s’agit-il pas là d’un « esprit de division »?
Unir ou séparer ?
Le passage suivant indique que les juifs ont reçu les oracles et les promesses et que les païens (olivier sauvage) ont été « rapprochés » d’Israël, de l’olivier franc. Les branches qui ont été retranchées, l’ont été pour cause d’incrédulité. Quelques unes des branches naturelles ont cédé la place à celles qui ont été greffées.
11 C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous 12 que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. 13 Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation,
Et il y a une raison : quand on lit les écritures « charnellement », alors on est ennemi de « l’Esprit », ennemi de Dieu.
« Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. »
Il n’y a plus ni homme ni femme
Tout chrétien qui se respecte sait que la théorie du genre est diabolique. Un homme c’est un homme et une femme c’est une femme.
Ensuite, quand on parle de la « femme » dans la Bible, où que ce soit, on doit « lire par l’esprit », c’est-à-dire que derrière toute « femme », il y a un peuple, une terre, un pays. Toutes les « femmes » dans la Bible ont pour fonction pédagogique de nous enseigner sur leur rôle « d’enfanter une postérité ». C’est la parabole du semeur (Le Fils de Dieu Yeshoua, « l’Homme ») qui sème la Parole dans la bonne « terre » (son épouse, la femme)
Si le couple comparatif « juif-grec », est mis à égalité avec le couple « homme-femme », cela signifie que par rapport au salut tout être humain est égal devant Dieu, qu’il soit un homme ou une femme. Mais cela démontre aussi que si un homme reste un homme et une femme reste une femme, cela démontre clairement que le « juif » n’a rien à voir avec le « grec ».
La fonction de la femme dans la famille est de donner une postérité et celle de l’homme est de « semer ». La Bible depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse est « esprit ». Cela signifie que quand la Bible parle d’un mari, d’un « homme », cela représente le Messie Yeshoua qui vient chercher son épouse la « femme ». Le rôle de chacun est bien spécifique. L’épouse de Christ est subordonnée à son Seigneur, le « mari ».
Le juif c’est la tribu de « Juda » en hébreu c’est Yehoudah qui est un nom composé de YHVH le tétragramme de Dieu auquel on a rajouté la lettre D dont la signification symbolique est la « porte » (Yeshoua a dit « Je suis la porte ») par laquelle on rentre dans le royaume de Dieu. Les juifs portent dans leur nom la Personne même de l’Eternel, ce même tétragramme qui a été reconnu par les pharisiens sur la croix de Golgotha.
Relation entre les juifs et l’épouse
Proverbes 16 : 4
« L’Eternel a tout fait pour un but, même le méchant pour le jour du malheur. »

Il n’y a pas de hasard, tout est fait pour un but, si Dieu met en relation le couple « homme et femme » avec le couple « juifs et grecs », c’est pour montrer que la mariage céleste de l’épouse de Christ mettra une séparation franche dans l’église entre ceux qui aimeront Israël (les juifs) et ceux qui ne l’aimeront pas. Parmi les 3 noms du peuple d’Israël on a la « Adat Israël », c’est-à-dire le peuple « témoin », le peuple du DAVAR, c’est-à-dire de la « Parole ».
Le Nom de Dieu lié à Israël
Dieu porte plusieurs centaines d’attributs : en voici quelques exemples
| YHVH ELOHIM | יְהוָה אֱלֹהִים | L’Éternel DIEU | Gen 2.4 |
| EL SHADDAI | אֵלשַׁדַּי | DIEU TOUT PUISSANT | Gen 17.1 |
| EL ELYON | אֵל עֶלְיוֹן | DIEU TRES HAUT | Gen 14.20 |
| EL OLAM | אֵל עוֹלָם | DIEU D’ETERNITE | Gen 21.33 |
| EL ELOHE ISRAEL | אֵל אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵֽל | DIEU D’ISRAEL | Gen 33.20 |
| EL GIBBOR | אֵל גִּבּוֹר | DIEU PUISSANT | Esaïe 9.5 |
| EL QANA | אֵל קַנָּא | DIEU JALOUX | Ex 20.5 |
| EL HAÏ | אֵל חַי | DIEU VIVANT | Jos 3.10 |
| YHVH IREH | יְהֹוָה יִרְאֶה | L’Éternel POURVOIRA | Gen 22.14 |
| YHVH NISSI | יְהוָה ׀נִסִּֽי | L’Éternel MA BANNIERE | Ex 17.15 |
| YHVH ROFEKHA | יְהוָה רֹפְאֶֽךָ | L’Éternel QUI TE GUERIT | Ex 15.26 |
EL ELOHE ISRAEL אֵל, אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל DIEU D’ISRAEL
«El-Elohé Israël» : Dieu, le Dieu d’Israël est une suite de trois noms propres liés ensemble sous la forme d’un «état construit». Le pluriel de Dieu (le suffixe en «im») change en «éi» : si Elohim est « puissant, fort et prééminent », c’est à cause d’Israël, pour Israël, qu’il est renommé «Elohéi».
Genèse 33.20 וַיַּצֶּב–שָׁם מִזְבֵּחַ וַיִּקְרָא–לוֹאֵל אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵֽל:ס
«Et là (pour cette raison), Il fit élever un autel et il l’appela El Elohé Israël»
Étymologiquement, El semble signifier « pouvoir, puissance », comme dans « ma main est assez forte pour vous faire du mal » (Genèse 31 :29).יֶשׁ–לְאֵליָדִי
Le préfixe « El » est associé à d’autres qualités telles que
– l’intégrité (Nombres 23 :19),
– la jalousie (Deutéronome 5 :9)
– la compassion (Néhémie 9 :31),
L’Éternel Dieu des hébreux יְהוָה אֱלֹהֵי הָֽעִבְרִיִּים
Le Nom de l’Éternel Dieu des Hébreux est donné 6 fois dans le seul Livre de l’Exode, c’est-à-dire de Shemot, le Livre du Pentateuque où Dieu fait le dénombrement détaillé de son peuple, ce sont les noms des hébreux qui sont mis en avant :
וְאֵלֶּה שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל הַבָּאִים מִצְרָיְמָה אֵת יַעֲקֹב אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּֽאוּ:
velleh shemot bné israel habaiym mitsrayemah et yaaqov iysh oubéto baou
L’un des attributs de Dieu parmi les moins connus de l’église, c’est celui de «Dieu des hébreux». Cette appellation renverse entièrement la théorie du remplacement, l’idée fausse du remplacement d’Israël par l’église.
Jamais de mémoire de christianisme, l’église n’a pu se faire appeler «hébreux». Et jamais de mémoire d’homme, le Nom de Dieu Lui-même n’a été supprimé ou transformé pour une raison ou pour une autre.
La seule fois où l’église pourra revendiquer son statut d’hébreu c’est au travers de sa greffe sur le peuple hébreu lui-même, c’est-à-dire les Juifs. Et c’est précisément au travers de la greffe de l’olivier sauvage sur l’olivier franc de l’épître 11 aux Romains que la chose est possible.
On va voir aussi que dans cette appellation, Dieu prend des gros risques, non seulement à cause de sa Gloire qui risque d’être outragée par ce peuple qui a toujours démontré son caractère rebelle et hostile, mais aussi à cause du fait que si les hébreux disparaissent, Dieu doit Lui aussi disparaître !
Il n’y a plus ni esclave ni homme libre
La Bible nous enseigne sur notre dépendance par rapport à diverses lois spirituelles immuables. Il y a les lois physiques de la gravité, l’attraction terrestre, il y a la loi du péché, etc.
Romains 7:23
« mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. »
Romains 8:2
« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. »
Romains 7:25
« Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !. Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. »
La compréhension de ces diverses lois nous amène à définir une règle immuable : Que nous soyons homme, femme, juif, libre ou esclave, nous sommes tous égaux devant Dieu. Mais cela ne change pas nos différences.