|
|
|
|
|
|
|
|
La parasha Shoftim place au centre la justice de Dieu : une justice qui organise la vie du peuple, protège la communauté, discerne le mal et annonce le règne messianique du vrai Juge. Elle commence par l’ordre d’établir des juges et des magistrats dans les portes d’Israël, afin que le peuple soit jugé avec justice. Le juge biblique n’est pas seulement un arbitre humain : il représente l’autorité de l’Éternel au milieu du peuple. Cette justice doit être proche du peuple, enracinée dans les tribus, et appliquée sans favoritisme ni corruption. Shoftim montre que l’entrée en terre promise ne concerne plus seulement la relation individuelle avec Dieu, mais la construction d’une société selon la Torah. Le peuple doit apprendre à vivre pour les autres, dans une justice qui protège le prochain et empêche le péché de contaminer toute l’assemblée.
|
|
|
|
SHOFTIM, justice et aussi espérance
|
|
Cette parasha parle aussi de l’espérance, car le cœur humain a été créé pour attendre l’accomplissement de Dieu. Cette espérance rend le croyant sensible, vulnérable et capable de se courber comme le blé mûr, contrairement à l’ivraie qui reste droite mais ne porte pas de fruit. Moïse annonce ensuite un prophète semblable à lui, suscité du milieu des frères d’Israël, que le peuple devra écouter. Dans une lecture messianique, ce prophète trouve son accomplissement en Yeshoua, Celui qui porte pleinement la parole de Dieu. La parasha avertit contre les faux prophètes et condamne l’initiative arrogante qui parle au nom de Dieu sans avoir reçu son ordre. Elle encadre aussi la royauté : le roi doit rester humble, ne pas multiplier les chevaux, les femmes, l’argent ou l’or, et lire la Torah tous les jours. Le roi selon Dieu ne doit pas ramener le peuple en Égypte, car le salut se vit dans la marche avec l’Éternel, non dans le retour aux anciennes sécurités. Les cohanim et les Lévites rappellent que l’héritage véritable du serviteur de Dieu, c’est l’Éternel lui-même. Shoftim interdit fortement les pratiques occultes, la divination, la magie, l’évocation des morts et toute tentative de chercher ailleurs ce que Dieu veut révéler par sa Parole. Le texte insiste sur le fait qu’il ne faut pas même apprendre à imiter les abominations des nations. Les villes de refuge manifestent une autre dimension de la justice : Dieu distingue le meurtre volontaire de l’accident et prévoit un lieu de protection. La loi des témoins protège contre les accusations injustes et montre que toute condamnation doit être établie sur deux ou trois témoins. Même dans la guerre, Israël doit d’abord proposer la paix et se souvenir que c’est l’Éternel qui combat pour son peuple. La haftarah d’Ésaïe répond à cette parasha par la consolation : Dieu réveille Sion, rachète Jérusalem et révèle son salut aux nations. Dans la Brit Hadasha, Yeshoua approfondit la justice en appelant à ne pas rendre le mal pour le mal, tout en maintenant la nécessité du discernement, du témoignage et de la sainteté dans l’assemblée
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Pour vos dons, dîmes ou offrandes utilisez le formulaire suivant et/ou le compte suivant :
|
Paiement virement Fortis Banque à : ASBL VIM
|
IBAN : BE88 0014 7562 6341
|
BE 7100 La Louvière En objet : don/offrande
|
|
« Je dis : Mon œuvre est pour le Roi ! Que ma langue soit comme la plume d'un habile écrivain ! » (Psaume 45.2)
|
|
|
|
|
|
|
« tu ne détruiras point les arbres en y portant la hache »
|
Cette illustration représente un commandement étonnant de la parasha Shoftim, donné au milieu des lois concernant la guerre : "interdiction de déraciner un être humain de ses origines".
|
« Si tu fais un long siège pour t’emparer d’une ville […] tu ne détruiras point les arbres en y portant la hache ; tu t’en nourriras et tu ne les abattras point. » Deutéronome 20:19
|
|
כִּֽי־תָצ֣וּר אֶל־עִיר֩ יָמִ֨ים רַבִּ֜ים לְֽהִלָּחֵ֧ם עָלֶ֣יהָ לְתָפְשָׂ֗הּ לֹֽא־תַשְׁחִ֤ית אֶת־עֵצָהּ֙ לִנְדֹּ֤חַ עָלָיו֙ גַּרְזֶ֔ן כִּ֚י מִמֶּ֣נּוּ תֹאכֵ֔ל וְאֹת֖וֹ לֹ֣א תִכְרֹ֑ת כִּ֤י הָֽאָדָם֙ עֵ֣ץ הַשָּׂדֶ֔ה לָבֹ֥א מִפָּנֶ֖יךָ בַּמָּצֽוֹר׃
|
|
La ville fortifiée, les tentes et les travaux visibles à l’arrière-plan indiquent qu’un siège est en cours. Pourtant, au premier plan, le soldat retient son geste. Sa hache est abaissée et sa main ouverte signifie : « Ne touchez pas à cet arbre. » L’arbre fruitier doit être préservé, car il nourrit les hommes et continuera de porter du fruit longtemps après la fin du combat.
|
|
L’image oppose ainsi deux réalités : derrière, la guerre, les fortifications et le bois déjà préparé ; devant, la vie, la fécondité et l’avenir. Même lorsque la destruction devient inévitable, Dieu lui impose une limite. La guerre ne donne pas à l’homme le droit de détruire inutilement ce qui porte la vie.
|
|
L’arbre chargé de fruits devient aussi une image spirituelle de l’être humain qui porte du fruit pour Dieu. Avant d’abattre, de condamner ou de rejeter, il faut discerner ce qui est encore vivant et fécond. La justice enseignée dans Shoftim n’est donc pas une justice aveugle : elle protège la vie et prépare l’avenir.
|
|
Petite précision visuelle : l’image réunit symboliquement des figues et des grenades sur un même arbre. Cela exprime l’abondance de la Terre promise, mais ce n’est pas botanique. Pour davantage de réalisme, l’arbre pourrait être corrigé afin de ne porter que des grenades.
|
Lorsque Dieu permet une guerre pour éradiquer des puissances démoniaques qu agissent sur des nations ennemis, Il ne veut surtout pas que les racines soient touchées car l'arbre ou la plante coupé devra permettre une nouvelle génération de venir après la précédente. C'est la Miséricorde de l'Eternel.
|
|
|
|
|
Le petit coin des hébraïsants
|
|
|
|
|
« Des juges dans tes villes… ou dans tes portes ? »
Le texte hébreu révèle en effet une nuance que plusieurs traductions françaises effacent.
|
Le petit coin des hébraïsants
|
Des juges à chacune de tes portes
|
|
Deutéronome 16:18 déclare :
|
|
|
שֹׁפְטִים וְשֹׁטְרִים תִּתֶּן־לְךָ בְּכָל־שְׁעָרֶיךָ Shoftim veshoterim titten-lekha bekhol-she‘arekha « Des juges et des magistrats, tu établiras pour toi dans toutes tes portes. »
|
|
|
Certaines versions françaises traduisent בְּכָל־שְׁעָרֶיךָ, bekhol-she‘arekha, par « dans toutes tes villes ». Pourtant, le texte ne contient pas ici le mot עָרִים, ‘arim, « villes », mais le mot שְׁעָרִים, she‘arim, « portes ».
|
|
Dans l’ancien Israël, la porte de la ville n’était pas seulement un passage. C’était le lieu où siégeaient les anciens, où l’on examinait les affaires, où les témoins étaient entendus et où les jugements étaient prononcés. Placer des juges « dans les portes » signifiait donc installer la justice au point d’entrée de la vie collective.
|
Deux fonctions sont mentionnées :
|
-
|
שֹׁפְטִים, shoftim : les juges, ceux qui examinent et rendent le jugement ;
|
-
|
שֹׁטְרִים, shoterim : les officiers ou magistrats chargés de faire respecter les décisions. En hébreu moderne, שׁוֹטֵר, shoter, désigne un policier.
|
|
Le verset se termine par une expression remarquable :
|
|
|
מִשְׁפַּט־צֶדֶק mishpat-tsedeq « un jugement de justice »
|
|
|
La justice biblique ne doit donc pas dépendre de la richesse, de l’apparence ou de la position sociale. Elle doit être un jugement conforme au צֶדֶק, tsedeq : ce qui est droit, juste et conforme à l’ordre voulu par Dieu.
|
Sur le plan spirituel, « tes portes » peuvent aussi évoquer, par application, les accès de notre être : ce que nos yeux regardent, ce que nos oreilles écoutent et ce que notre bouche laisse sortir. La parasha nous invite ainsi à placer du discernement à nos propres portes.
|
Petite question au lecteur :
|
|
Quels sont les « juges » que nous plaçons à la porte de nos pensées : la Parole de Dieu, notre intérêt personnel, nos émotions ou l’opinion des autres ?
|
|
|
|
|
|
Recherchez ici les racines profondes des mots dans le TaNakh, recherchez une valeur numérique, un saut équidistant des lettres. De nouveaux outils en test sont mis en place sur notre site.
|
|
|
|
|
|
|
|
|