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Shalom à tous,

Tishri est un mois un peu particulier en ce sens que d'importantes différences nous séparent de la tradition, déjà en commençant par cette fête de Rosh Hashanah / Yom Teroua qui se célèbrera à partir de ce vendredi 11 septembre 2026 jusqu'au dimanche 13 septembre au soir : le 1er Tishri. A Beth Yeshoua nous la célébrerons ce samedi en commençant déjà avec une agape à partir de 13h, 13h30.

Pour nous qui avons mis notre Foi dans le Dieu d'Israël et dans la Bible, le 1er jour de l'année biblique est à Nissan c'est-à-dire en avril. Cette appellation Rosh Hashanah n'est pas particulièrement biblique puisque c'est la tradition qui a décidé de la considérer comme étant l'anniversaire de la Création : cette fête commémorerait la création du monde et l'achèvement de l'œuvre divine avec la naissance d'Adam et Ève.
Si nous disons que nous rentrons dans l'année 5787, c'est selon la tradition.
Nulle part la Torah ne nous donne de clairs renseignements sur la question.

Mais au fait ... ?

Avez-vous remarqué la relation Israël/l'Eglise ?

-> Dans le monde chrétien, la naissance du fils de Dieu est célébrée en décembre à Noël même si l'on sait que le Fils Eternel du Dieu Vivant n'est jamais vraiment vraiment né - il est le Fils de Dieu Eternel ! Dieu n'a jamais demandé selon Lévitique 23 ou selon Exode, qu'on célèbre comme "fête de l'Eternel" l'anniversaire du 2ème Adam, du corps dans lequel s'est incarné son Fils. Et voici que maintenant dans la tradition juive on retrouve ce même schéma : Dieu n'a jamais demandé de célébrer la naissance de Adam le 1er homme et pourtant les hommes en ont décidé autrement. Dieu avait dit au 1er Adam de ne pas prendre du fruit de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal et Adam en a décidé autrement. Il en a payé les conséquences, et nous après.

Quoi qu'il en soit, c'est le point de départ traditionnel du décompte des années dans la "Rosh Hashanah", la tête de l'année, la "fête de la différence.

Spirituellement on comprend pourquoi la fête de la sonnerie, la fête du cri (... de Yeshoua à la croix...) a été remplacée par une fête d'origine terrestre et non céleste. Yom Teroua représente pour nous juifs messianiques, la sonnerie du shofar de l'évangile que nous sommes appelés à sonner pour réveiller les goïm: Yeshoua revient bientôt. Il est temps de se réveiller.

Ce samedi 12, il n'y a donc pas de commentaire de la parasha. Regardez plutôt le calendrier des lectures depuis ce samedi jusqu’à la mi-octobre 2026 :

Date
Lecture
Passage principal
Samedi 12 septembre
Rosh HaShana — רֹאשׁ הַשָּׁנָה
Yom Yeroua
Genèse 21.1-34
Samedi 19 septembre
Haazinou — הַאֲזִינוּ
Deutéronome 32.1-52
Samedi 26 septembre
Premier jour de Soukkot — סֻכּוֹת
Lévitique 22.26–23.44
Samedi 3 octobre
Shemini Atseret — שְׁמִינִי עֲצֶרֶת
Deutéronome 14.22–16.17
Dimanche 4 octobre
Vezot Haberakhah — וְזֹאת הַבְּרָכָה — Sim’hat Torah
Deutéronome 33.1–34.12
Samedi 10 octobre
Bereshit — בְּרֵאשִׁית
Genèse 1.1–6.8
Samedi 17 octobre
Noa’h — נֹחַ
Genèse 6.9–11.32
Points importants :
  • Haazinou est la dernière parasha régulière avant les fêtes de Soukkot.
  • Les samedis 26 septembre et 3 octobre, les lectures ordinaires sont remplacées par celles des fêtes.
  • Vezot Haberakhah est exceptionnellement lue le dimanche 4 octobre en Belgique, à Sim’hat Torah. Nous la commenterons le samedi.
  • Le nouveau cycle annuel commence avec Bereshit, le samedi 10 octobre.
  • Noa’h, le 17 octobre, constitue la première parasha juste après la mi-octobre.
L’ordre est donc :
Rosh HaShana → Haazinou → Soukkot → Shemini Atseret → Vezot Haberakha → Bereshit → Noa’h

Préparons-nous donc à ces fêtes de Tishri

Shalom LeKoulam

Jacques Sobieski
parasha@bethyeshoua.org

Site des publications : https://bethyeshoua.org
Chaîne YouTube (direct chaque samedi 11h00 -13h00 et 16h00 -18h00 https://www.youtube.com/user/bethyeshouachannel

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Les 4 semaines de présentation du cours d'hébreu sont loin d'une initiation à l'hébreu technique. Et même il ne s’agit pas à proprement parler ni d’un cours d’hébreu ni même d’une initiation à l’hébreu.

Ce parcours de découverte qui a commencé mardi 8 sept. et réparti sur quatre semaines, ne se limite pas à une simple initiation à la grammaire hébraïque. Il a pour objectif de révéler toute la richesse de la langue biblique : sa dimension prophétique, la force évocatrice et graphique de ses lettres, la présence vivante des voyelles au cœur des consonnes, ainsi que l’importance des accentuations dans le rythme, la respiration et l’interprétation du texte.

Les étudiants découvriront que les consonnes ne sont pas des signes figés : elles prennent vie par les voyelles qui les animent, les relient et leur donnent leur mouvement sonore. Les voyelles participent ainsi à la formation des mots, à leur prononciation et parfois à la distinction de leurs formes et de leurs sens. Elles révèlent la dynamique intérieure de la langue et permettent de percevoir comment le souffle transforme une suite de consonnes en parole vivante.

Une attention particulière sera également accordée aux accentuations hébraïques. Celles-ci ne servent pas uniquement à guider la lecture : elles indiquent les pauses, structurent les phrases, soulignent les relations entre les mots et contribuent à la compréhension du texte. Elles donnent à la lecture son rythme, sa respiration et sa musicalité, tout en pouvant mettre en lumière certaines articulations du sens.

Je prends un exemple : le mot דָּבָר (dābār), qui signifie à la fois « parole », « mot » et « chose », permettra d’entrer dans cette dynamique de manière particulièrement évocatrice. À travers la forme et le mouvement de ses lettres, on peut contempler un cheminement symbolique : on passe par la porte, représentée par la lettre ד (dalet) ; on rentre dans la maison, évoquée par la lettre ב (beth) ; puis on arrive au bout du compte à la la tête, représentée par la lettre ר (resh).
Ainsi, la parole n’est pas une réalité immobile : elle franchit une porte, entre dans une maison, progresse sur un chemin intérieur et parvient jusqu’à la tête, lieu de la pensée, de la compréhension et de la décision. Dans cette lecture symbolique, dābār devient une parole qui entre dans l’être, y demeure et finit par produire une réalité concrète.

Les étudiants découvriront ainsi comment l’écriture, les images, les racines, les voyelles, les accents et les sonorités de l’hébreu peuvent éclairer le texte biblique et en approfondir la compréhension. L’hébreu biblique apparaîtra alors comme une langue où le sens se déploie à la fois dans la forme des lettres, le souffle des voyelles, le mouvement des mots et la cadence de la lecture.

Finalement ici, lors de ces 4 semaines, c’est LA partie la plus importante de toute l’année du cours d’hébreu, de l’hébreu « prophétique ».

Shalom

Jacques
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