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Shalom à tous,

Nous entamons cette semaine le dernier Sefer de l'année : le Sefer Devarim, le livre du Deutéronome. Cette nouvelle présentation de la parasha utilise un nouveau système de mailing probablement plus efficace que ce qui a été fait jusqu'à ce jour.
J'espère que dorénavant, tous pourront s'y abonner plus facilement, puis la recevoir par courrier.
Sachez aussi qu'elle est disponible sur notre groupe WhatsApp.
Merci de me signaler les éventuels dysfonctionnements.

Jacques Sobieski

Parasha DEVARIM

La parasha Devarim s'ouvre sur les derniers discours de Moïse.
Il rappelle les étapes du désert, l’établissement des juges et l’envoi des explorateurs. Il souligne l’incrédulité du peuple, qui refusa d’entrer dans le pays promis. Cette désobéissance condamna une génération entière à mourir dans le désert. Moïse appelle Israël à retenir les leçons du passé et à marcher désormais dans la foi et l’obéissance.

« Voici les paroles »

אֵלֶּה‭ ‬הַדְּבָרִים‭ ‬אֲשֶׁר‭ ‬דִּבֶּר‭ ‬מֹשֶׁה
‭ ‬אֶל–כָּל–יִשְׂרָאֵל‭ ‬בְּעֵבֶר‭ ‬הַיַּרְדֵּן‭ ‬בַּמִּדְבָּר‭ ‬בָּֽעֲרָבָה‭ ‬מוֹל‭ ‬סוּף‭ ‬בֵּֽין–פָּארָן‭ ‬וּבֵֽין–תֹּפֶל‭ ‬וְלָבָן‭ ‬וַחֲצֵרֹת‭ ‬וְדִי‭ ‬זָהָֽב‮:‬

La parasha Devarim ouvre le cinquième livre de la Torah, dont le nom "devarim" signifie « Paroles ».
Moïse s’adresse à Israël dans les plaines de Moab, au seuil du pays promis.
Il arrive au terme de sa mission et transmet ses dernières exhortations à une nouvelle génération.
Le Deutéronome n’est pas une simple répétition des livres précédents.
Il constitue une récapitulation, une explication et une application renouvelée de la Torah.
Moïse rappelle les œuvres accomplies par Dieu durant les quarante années du désert. Il invite le peuple à se souvenir de la fidélité divine et à ne pas reproduire les fautes du passé. La mémoire devient ainsi une protection contre l’incrédulité et la désobéissance.
Dieu rappelle à Israël son alliance, ses commandements, ses promesses et sa protection. Le peuple est appelé à écouter, aimer Dieu et choisir la vie en communion avec lui.
Le premier chapitre revient sur l’organisation des chefs et des juges chargés d’assister Moïse.
Diriger le peuple exige sagesse, intelligence, impartialité et respect de la justice. Moïse rappelle ensuite l’envoi des explorateurs dans le pays de Canaan. Malgré les fruits rapportés et la promesse divine, Israël prit peur devant les habitants du pays.
Le peuple murmura, douta de l’amour de Dieu et refusa d’avancer.
Cette incrédulité condamna l’ancienne génération à mourir dans le désert.
Caleb et Josué furent cependant distingués en raison de leur fidélité.
Une tentative tardive de combattre, sans l’ordre de Dieu, se termina par une défaite.
"Avant l'heure ce n'est pas l'heure, après l'heure ce n'est plus l'heure, l'heure c'est l'heure". L’obéissance ne consiste donc pas seulement à agir, mais à agir au moment et selon l’ordre de Dieu.
Le deuxième chapitre rappelle qu’Israël ne pouvait pas conquérir arbitrairement tous les territoires.
Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, Édom devait être respecté, car le mont Séir avait été donné aux descendants d’Ésaü. Moab et Ammon devaient également être épargnés, car leurs terres avaient été attribuées aux descendants de Lot.
En revanche, Dieu livra à Israël Sihon, roi de Hesbon, et son territoire.
La conquête était donc limitée par la volonté souveraine de Dieu.
Israël ne pouvait prendre que ce que l’Éternel lui donnait expressément.
Cette distinction montre que la guerre biblique n’était pas présentée comme une expansion sans limites, du moins, pas pour l'instant.
Le troisième chapitre rapporte la victoire sur Og, roi de Basan.
Ces victoires devaient encourager Josué avant son entrée en Canaan.
Moïse lui rappelle que ses yeux ont vu ce que Dieu avait déjà accompli.
Le passé devient ainsi une préparation pour les combats futurs.
L’Éternel déclare : « Ne les craignez point, car l’Éternel, votre Dieu, combattra lui-même pour vous. »
Les tribus installées à l’est du Jourdain doivent néanmoins accompagner leurs frères au combat. Elles ne pourront pleinement profiter de leur repos tant que tout Israël n’aura pas reçu son héritage. Le véritable repos implique donc la solidarité, la responsabilité et la fidélité envers les autres.
Le mot « Hébreu » évoque celui qui passe, traverse et se tient de l’autre côté.
Abraham dut quitter son pays, et Israël dut continuellement avancer par la foi. La vie avec Dieu n’est pas un immobilisme confortable, mais un passage vers ce qu’il a promis.
Dans une perspective messianique, la Parole donnée dans le désert conduit vers Yeshoua, la Parole vivante.
Devarim nous appelle finalement à nous souvenir, à écouter et à traverser avec confiance.
Le Dieu qui a conduit Israël hier demeure celui qui combat, enseigne et ouvre aujourd’hui encore le chemin.
Nous verrons aussi l'intérêt du saut équidistant des lettres par lequel il nous est montré que Dieu parle de manière cachée et nous révèle les paroles de Yeshayahou (Esaïe).
Jacques Sobieski
parasha@bethyeshoua.org

Site des publications : https://bethyeshoua.org
Chaîne YouTube (direct chaque samedi 11h00 -13h00 et 16h00 -18h00 https://www.youtube.com/user/bethyeshouachannel

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