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Shalom à tous,

La présence de Yeshoua dans Souccot - Yeshoua dans la Torah et dans la Brit 'Hadashah : Dieu vient demeurer au milieu de son peuple : avec l'eau de la Vie qui nous inonde

Souccot, la fête des Cabanes, est l’une des grandes fêtes fixées par l’Éternel dans la Torah.
Lévitique 23:34 ordonne à Israël de célébrer cette fête pendant sept jours, à partir du quinzième jour du septième mois.
Pendant ces jours, les Israélites devaient habiter dans des souccot, des cabanes, afin que les générations futures se souviennent que Dieu avait fait habiter leurs pères sous des abris lorsqu’il les avait fait sortir d’Égypte (Lévitique 23:42-43).
Mais derrière la cabane se trouve une réalité beaucoup plus profonde : la présence de Dieu au milieu de son peuple.
Dans le désert, Israël ne voyageait pas seul, car l’Éternel avait décidé d’habiter au milieu des siens.
Il ordonna à Moïse : « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux » (Exode 25:8).
Le verbe hébreu שָׁכַן — shakhan, « demeurer, habiter », est particulièrement important pour comprendre Souccot.
Il est à l'origine de la notion de Shekhinah, terme employé dans la tradition juive pour évoquer la présence divine qui demeure parmi les hommes.
Le Mishkan, le Tabernacle du désert, devient ainsi le signe visible de cette présence : Dieu accompagne son peuple dans son voyage.
La nuée couvre le Tabernacle et la gloire de l’Éternel le remplit (Exode 40:34-38).
La Torah présente donc un Dieu qui ne demeure pas seulement dans les cieux, mais qui choisit de placer sa présence au milieu d'un peuple en marche.
C'est précisément cette image que la Brit Hadashah reprend d'une manière remarquable lorsqu'elle présente Yeshoua.
Jean écrit : « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous » (Jean 1:14).
Le verbe grec utilisé, ἐσκήνωσεν — eskēnōsen, vient de σκηνόω — skēnoō, qui signifie « dresser sa tente », « demeurer sous une tente » ou « tabernacler ».
On pourrait donc rendre l'idée ainsi : « La Parole devint chair et dressa sa tente parmi nous. »
La correspondance avec le Mishkan se retrouve dans la Brit Hadasha : ce que le Tabernacle exprimait par une demeure matérielle, Jean l'applique à la venue de la Parole faite chair.
Et il ajoute immédiatement : « Nous avons contemplé sa gloire », faisant écho au thème de la gloire divine remplissant le Tabernacle.
Cette relation devient encore plus frappante dans Jean 7, où Yeshoua se trouve précisément à Jérusalem pendant Souccot.
Jean précise explicitement : « La fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche » (Jean 7:2).
Yeshoua monte alors à Jérusalem et enseigne dans le Temple pendant la fête.
Au dernier et grand jour de la fête, il se lève et proclame : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7:37).
Jean explique que Yeshoua parlait ainsi de l'Esprit que recevraient ceux qui croiraient en lui (Jean 7:39).
Cette déclaration prend une force particulière dans le contexte de Souccot, où, à l'époque du Second Temple, des cérémonies liées à l'eau faisaient partie des célébrations ; cette tradition est notamment décrite dans la Mishnah, Soukkah 4.
Yeshoua se présente donc, dans le récit johannique, comme celui vers qui doit venir celui qui a soif.
L'image rejoint également les prophètes : Ésaïe annonçait « Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut » (Ésaïe 12:3), tandis qu'Ézéchiel voyait une eau vivifiante sortir du Temple (Ézéchiel 47:1-12).
Le contexte devient encore plus intéressant lorsque Yeshoua déclare ensuite : « Je suis la lumière du monde » (Jean 8:12).
La lumière et l'eau constituent ainsi deux grands motifs entourant son enseignement dans cette section de Jean, même s'il faut distinguer ce que le texte biblique affirme explicitement des rapprochements avec les cérémonies historiques de Souccot.
Souccot porte également une dimension universelle.
Le prophète Zacharie annonce qu'un jour les nations monteront à Jérusalem « pour célébrer la fête des Tabernacles » (Zacharie 14:16).
La fête dépasse donc, dans cette vision prophétique, le seul souvenir de la sortie d'Égypte et devient associée au règne de Dieu reconnu parmi les nations.
Enfin, le dernier livre de la Brit Hadashah reprend le thème qui traversait déjà la Torah.
Apocalypse 21:3 proclame : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux. »
Le verbe grec employé appartient encore à la même famille que σκηνή, la tente ou le tabernacle.
Un même fil peut ainsi être suivi : le désert → le Mishkan → Yeshoua parmi les hommes → la présence définitive de Dieu avec l'humanité renouvelée.
Souccot devient alors une extraordinaire image biblique de Dieu qui choisit de demeurer avec son peuple.
La cabane fragile rappelle que la sécurité d'Israël ne reposait pas premièrement sur des murailles, mais sur Celui qui marchait avec lui.
Dans une lecture messianique, Yeshoua donne à cette image une profondeur nouvelle : la Parole ne vient pas seulement visiter l'humanité, elle vient habiter au milieu d'elle.
Ainsi, de la Torah à la Brit Hadashah, Souccot porte cette espérance : Dieu désire établir sa demeure parmi les hommes, et la présence de Yeshoua se trouve au cœur de cet accomplissement messianique.
On voit donc ici que "le temple du Saint-Esprit" n'est pas seulement un temple où chaque croyant reçoit individuellement Dieu dans sa vie mais qu'il y a aussi un "Temple", un "Corps" où Dieu aime se trouver au milieu de son peuple de manière "collective". Ça nous montre combien la Foi n'est pas seulement personnelle mais elle l'est aussi collective tout comme nous le voyons au sein de la Maison d'Israël.

Date
Lecture
Passage principal
Samedi 19 septembre Haazinou — הַאֲזִינוּ Deutéronome 32.1-52
Lundi 21
Yom Kippour

Samedi 26 septembre
Premier jour de Soukkot — סֻכּוֹת à Beth Yeshoua :
-> 15h début de la célébration;
-> 17h : cérémonie du Loulav et entrée sous la Soucca
Lévitique 22.26–23.44
Samedi 3 octobre
Shemini Atseret — שְׁמִינִי עֲצֶרֶת Parasha Vezot Haberakhah — וְזֹאת הַבְּרָכָה
Deutéronome 14.22–16.17
Dimanche 4 octobre
Vezot Haberakhah — וְזֹאת הַבְּרָכָה — Sim’hat Torah
Deutéronome 33.1–34.12
Samedi 10 octobre
Bereshit — בְּרֵאשִׁית
Genèse 1.1–6.8
Samedi 17 octobre
Noa’h — נֹחַ
Genèse 6.9–11.32
Préparons-nous pour SOUCCOT

Shalom LeKoulam

Jérusalem à Souccot au temps du Second Temple à l'époque de Yeshoua
Hag Souccot
Lévitique 23:33-36
"33 L'Eternel parla à Moïse, et dit : 34 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. 35 Le premier jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile. 36 Pendant sept jours, vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune oeuvre servile."
La Torah ne donne pas un « menu de Souccot » au sens strict. Elle indique cependant ce qui est mangé ou bu dans le cadre de la fête, des sacrifices et de la réjouissance, et elle associe Souccot aux produits de la récolte.
Voici les passages les plus importants :
  • Deutéronome 16:13-15 — Souccot est célébrée après avoir recueilli les produits de l’aire et du pressoir : « Tu célébreras la fête des Tabernacles pendant sept jours, quand tu recueilleras les produits de ton aire et de ton pressoir. » Cela évoque principalement les céréales, le vin et les produits de la récolte. Le commandement central est surtout : « Tu te réjouiras à cette fête ».
  • Deutéronome 14:22-26 — passage particulièrement intéressant pour votre question. À propos de la consommation devant l’Éternel lors de la montée au lieu choisi, la Torah mentionne le blé, le moût/vin, l’huile, les premiers-nés du gros et du menu bétail. Et si le trajet est trop long, l’Israélite peut convertir ces produits en argent, puis acheter sur place « tout ce que tu désireras, bœufs, brebis, vin et boissons fortes », afin de manger devant l’Éternel et se réjouir avec sa famille. Ce texte concerne la dîme festive et n'est pas exclusivement limité à Souccot, mais il éclaire directement les repas de pèlerinage.
  • Nombres 29:12-34 — c'est le grand texte sacrificiel de Souccot. Pendant les sept jours sont offerts des taureaux, béliers et agneaux, accompagnés d'offrandes de farine et de libations. Une partie de certaines offrandes sacrificielles pouvait entrer dans le cadre des repas sacrés selon les règles données ailleurs dans la Torah ; il ne faut cependant pas supposer que toutes les victimes mentionnées dans Nombres 29 étaient consommées par les pèlerins.
  • Lévitique 23:39-40 — Souccot commence lorsque l'on a « recueilli les produits du pays ». Le texte ordonne aussi de prendre « du fruit de beaux arbres », des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière. Attention : ces éléments sont prescrits pour la célébration, et le verset ne commande pas de les manger.
Il y a surtout un passage encore plus large qui explique l'esprit du repas festif : Deutéronome 12:6-7. Israël doit apporter sacrifices, dîmes et offrandes au lieu choisi par Dieu : « C'est là que vous mangerez devant l'Éternel votre Dieu, et que, vous et vos familles, vous ferez servir à votre joie tous les biens par lesquels l'Éternel votre Dieu vous aura bénis. »

Ce que la Torah permet de retenir pour Souccot

On peut donc présenter une table de Souccot bibliquement inspirée avec pain et céréales, vin ou produit de la vigne, huile d'olive, fruits de la récolte et viande provenant des animaux permis, dans le cadre général des lois alimentaires de la Torah. Mais il serait inexact de dire : « La Torah ordonne de manger tel fruit ou tel plat à Souccot. »
Le commandement le plus caractéristique n'est finalement pas « mangez ceci », mais « וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ — vesamakhta beḥaggekha — tu te réjouiras pendant ta fête » (Deutéronome 16:14).
Et cette joie doit être partagée : le même verset cite le fils, la fille, le serviteur, la servante, le Lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve. Le repas de Souccot est donc, dans la Torah, un repas de récolte, de reconnaissance, de communion et de générosité devant l'Éternel.
Jacques Sobieski
parasha@bethyeshoua.org
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Ainsi, la parole n’est pas une réalité immobile : elle franchit une porte, entre dans une maison, progresse sur un chemin intérieur et parvient jusqu’à la tête, lieu de la pensée, de la compréhension et de la décision. Dans cette lecture symbolique, dābār devient une parole qui entre dans l’être, y demeure et finit par produire une réalité concrète.

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Bien fraternellement,

Shalom à vous tou(te)s

Jacques
Beth Yeshoua Ivrit
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