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Lehem Hahaïm - Psaume 22-3a5 La Victoire dans la souffrance

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Le Pain de Vie
La pensée messianique du jour

Psaume 22:3-5 La Victoire dans la souffrance

 

Dimanche 12 décembre 2010

Le Fils de Dieu a du payer le prix pour pouvoir racheter sa création. Yeshoua a prophétisé plus d’une fois sa résurrection et la Victoire contre Satan qu’Il obtiendrait à la croix. De cela il ne s’inquiétait nullement.

Mais si la victoire se trouvait au bout du tunnel, le prix était fort à payer, au point même de réaliser amèrement quel sort lui était réservé : 

- Souffrir atrocement le martyr

- Prendre sur Lui la condamnation qui devait nous être attribuée et devenir « malédiction » à notre place

- Recevoir sur Lui, Lui le Saint, une souffrance qu’en tant qu’êtres humains, nous ne pouvons pas réaliser ni imaginer : le poids immense de tous nos péchés

- Perdre la communion d’avec son Père

- Perdre sa communion d’avec son peuple et être rejeté par eux

- Etre éliminé de toute vie culturelle, sociale ou familiale juive

Lorsque dans les évangiles, on regarde les raisons pour lesquelles Yeshoua se plaignait ou pleurait de son vivant, cela concernait son peuple qu’Il aime Luc 19:41  « Quand, approchant, il vit la ville, il pleura sur elle »

De même, si Yeshoua pleura aussi sur son ami Lazare mort, c’est pour deux raisons : la première parce que Lazare, Marthe et Myriam étaient ses amis proches, l’autre raison est parce que Lazare représente le peuple d’Israël, mort spirituellement depuis « 3 jours » et entouré de bandelettes. Mais Yeshoua délivrera son peuple dans la fin des temps selon la parole d’Ezechiel 37 et il dira de même qu’en Luc : 11-11 « 11  Après avoir dit cela, il ajoute : Lazare, notre ami, s’est endormi, mais je vais le réveiller de son sommeil. »

Il laissera le soin à ses disciples d’enlever les bandelettes qui le maintiennent liés, des bandelettes.

Dans notre Psaume 22, David rappelle aux versets 3 à 5 le lien étroit qui a toujours existé entre l’Eternel et son peuple.

Cette partie suivante du psaume est reprise à charge du roi David. David dit au Fils « 3 Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d’Israël. 4 En toi se confiaient nos pères; Ils se confiaient, et tu les délivrais. 5 Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; Ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus. » (Psaume 22 :2-5)

 

Le Fils de Dieu mis en face du péché

Le début du psaume 22 est à attribuer au Fils de Dieu. Lorsque dans les versets suivants, David rappelle à Dieu que le Saint d’Israël siège au milieu des louanges d’Israël", il parle en réalité de la personne du Fils de Dieu. Ce n’est plus ici seulement la personne du Fils de Dieu qui parle de son Père. Yeshoua est Dieu et c’est en Lui, le Dieu Vivant, Lui le Saint d’Israël que se confiait son peuple. Quand le peuple criait à Lui, le Fils de Dieu, Lui Yeshoua, Dieu Sauveur, c’est Lui qui sauvait puisque c’est pour ça qu’Il est descendu : c’est son Nom : Dieu Sauveur.

Comme dans plusieurs passages bibliques prophétiques similaires, dans l’oracle révélé au prophète Habacuc (Habacuc 1 :1-17), ce sont les mêmes paroles qui reviennent : « J’ai crié, et Tu n’écoutes pas ! J’ai crié vers Toi à la violence, et Tu ne secours pas ! Pourquoi Me fais-Tu voir l’iniquité, et contemples-Tu l’injustice ? Pourquoi… ? »

Ici à nouveau, c’est Yeshoua qui doit prendre sur lui, porter sur Lui, voir et comprendre pleinement le péché dans toute son horreur pour « l’emporter avec Lui dans la tombe ». Ici on voit le Père se réjouir, non à la vue de voir son Fils souffrir sur la croix mais plutôt à la vue de l’injustice qui sera placée avec le corps de son Fils, sur la croix pour y recevoir l’acte final de destruction. On revoit la similitude d’avec le serpent d’airain où Moïse obligeait le peuple à regarder le serpent sur le bois, ce serpent qui représente Satan et dont toute la puissance s’éteint avec la mort physique du Fils de Dieu. (revoir notre étude sur le sang).

Cela n’aurait pas de sens que le prophète Habacuc se plaigne devant Dieu de voir l’injustice et l’iniquité. Par contre celui qui a le droit de se plaindre de devoir supporter la vue de toutes les horreurs c’est bien le Fils de Dieu le Saint d’Israël, Kadosh. Habakuk, tout comme David, prophétisent donc les souffrances de Yeshoua le Fils de Dieu.

 

Nous sommes l’habitation de Dieu

Dans le verset 3 « Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d’Israël », le verbe siéger est directement lié au shabbat et se dit leshebat לשבת de la racine primaire yashav  ישב à l’origine des mots « habiter », « demeurer », « être établi », « habitants », « se fixer », « rester », « rester », « s’asseoir », « être assis », « habiter »,  « avoir son habitation ».

La forme grammaticale utilisée est du mode participe actif, (QAL). Il faut savoir que parmi les autres formes grammaticales, il en existe une forme « hifil » qui propose le sens de marier. Pour le peuple juif, le shabbat est considéré comme la fiancée (la kala)

Lorsque Dieu (Yeshoua) désire demeurer au milieu de son peuple, il désire en réalité se marier avec lui et c’est aussi dans la louange que cela se produit. Lorsque deux êtres s’aiment profondément, ils se disent de belles choses et des compliments car ils sont remplis l’un de l’autre. C’est de même ici que Dieu veut se sentir habiter « en » nous.

Habakuk reçoit d’ailleurs une révélation en Habacuc 1 : 6 pour ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui vont se laisser « emparer de demeures qui ne sont pas à lui ». On y voit les cas de démonisation ou de possession démoniaque ou des esprits prennent possession de l’esprit des gens. Le verbe « siéger » montre une réelle cession de la personne soit à Dieu soit au diable. C’est donc de notre intérêt d’être le siège de louanges pour Dieu.

Le Fils de Dieu semble annoncer qu’il sera écarté du shabbat. En effet, pour le salut des nations, comme le montre dans les moindres détails notre étude sur Joseph, il faut que Yeshoua soit à l’image de Joseph en Egypte, on lui a ôté sa tunique, on l’a mis dans une citerne, on l’a vendu comme esclave, on l’a habillé en égyptien, il s’est « marié » avec la fille d’un prêtre égyptien et ses enfants ne sont pas juifs. On voit toute l’image prophétique du « Jésus » qui n’est pas reconnaissable par le peuple juif.

 

La louange messianique "signée" par Dieu est différente de la louange juive

La louange au milieu de laquelle le Seigneur désire demeurer est tehillah תהלה un mot qui est dominé par la lettre Tav (signature de Dieu, marque, signe) et vient de la racine halal הלל (ne pas confondre avec la nourriture halal islamique) louange, gloire, louer, cantiques, sujets de louanges, honneur, glorieux, vanter, célébrer, louer, être loué, être renommé, briller, se glorifier, se précipiter, s’élancer. 

Si la louange Tehillah est dominée par la lettre Tav (le signe), la racine de la louange juive « n’est pas placée sous le signe du TAV »  du Fils de Dieu. On ne retrouve pas cette lettre Tav dans la racine hébraïque du mot « louange » halal. 

Dans l'alphabet proto-sinaïtique (1500 av. JC) à l'origine de l'hébreu carré que l'on connait, la forme de la dernière lettre de l'alphabet hébreu, la lettre Tav ressemblait à une croix. Elle a été remplacée dans nos nouveaux testaments traduits en grec pour la circonstance de l'époque, par la dernière lettre de l'alphabet grec 'oméga'.  

Dans la racine de notre foi : Israël, il y a bien de la louange à Dieu halal mais sans la croix. Dieu avait déjà tout prévu à l’avance lorsqu’Il a momentanément écarté son peuple du salut des nations.

 

L’effusion de l’Esprit Saint

Si l’hébreu montre que les louanges sont au départ « louer », « célébrer », elles laissent entrevoir l’effusion de l’Esprit Saint avec le sens de extravagances, insensé, fous, délire, « faire des folies » comme les apôtres qui semblaient être « ivres de vin doux ».

Le livre des Actes des apôtres, Maasé Hashlihim, nous montre l’effet de l’effusion de l’Esprit Saint sur les croyants en Yeshoua : ils évangélisaient, ils parlaient tous en langue, ils prophétisaient, ils guérissaient les malades et ressuscitaient les morts, ils étaient aux yeux du commun des mortels des insensés, des fous, personnes qui extravaguent.

La louange messianique doit nous amener non seulement à louer Dieu mais bien plus : à l’adorer de tout notre être !

 

Des combattants pour Dieu

Quelques mots attirent aussi notre attention dans le sens du mot Halal : « se précipiter », « s’élancer ».

Ces enfants d’Yisra’el ישראל ont comme attribut la « lutte » : ils sont des lutteurs « Dieu prévaut », « lutteur avec Dieu ». La racine du mot Israël est composée de deux mots : 

1. Sarah  שרה racine primaire du sens de lutter, soutenir, avoir la puissance, persister, s’efforcer, persévérer, lutter, soutenir, avoir la puissance, persister, s’efforcer, persévérer 1a) (Qal) persévérer, lutter.

2. El (singulier, diminutif)  אל et (pluriel)  אלים Atta-El-Roï, force, dieux, saints, pouvoir, Emmanuel, térébinthes, héros, puissants. Dieu, hommes puissants, de haut rang, héros 1b) anges 1d) Dieu, le seul vrai Dieu, l’Eternel 2) les choses puissantes de la nature 3) force, puissance

 

Des sacrificateurs pour Dieu

Le Nom de l’Eternel « El » provient de la racine ayil איל qui est le bélier du sacrifice (Genèse 22 :13), les poteaux sur lesquels il fallait mettre du sang (Exode  12 :7), des vestibules qui sont cités dans le Temple de Esaïe 40, des térébinthes de la justice (Esaïe 61 :3), des chênes, des vaillants, un encadrement (de porte). 

Le mot Ayil signifie :

- bélier (nourriture ou sacrifice) ; 

- peau pour le tabernacle, piliers, poteaux, vestibules, frontispice, 

- homme fort, grand, vaillant, puissant, 

- arbres puissants, térébinthes, chênes, 

- frontispice (de la porte)

Dans la racine, on retrouve le mot Oul אול qui vient d’une racine du sens de tordre, c.à.d être fort, grands, corps, prééminence, du corps, ventre (méprisant), de nobles, hommes riches.

 

Conclusion

De la sorte, le peuple de Dieu lavé dans le sang du sacrifice expiatoire, lavé de tous ses péchés, est devenu l’habitation de Dieu et célèbre le shabbat. La louange messianique, fondamentalement différente de la louange juive traditionnelle, se pratique sous la signature de Dieu, la crucifixion du Fils de Dieu : le TAV et les conséquences visibles qui en sont l’effusion de l’Esprit Saint.

AMEN ! Gloire à Dieu ! 

Beth Yeshoua

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